Blaise Cendrars : Nous sommes un orage sous le crâne d’un sourd…

petit extrait d’un chef d’oeuvre, Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France par Blaise Cendrars.  Et ce vers qui me trotte dans la tête quand je prends le train : Nous sommes un orage sous le crâne d’un sourd. 

Les inquiétudes
Oublie les inquiétudes
Toutes les gares lézardées obliques sur la route
Les fils télégraphiques auxquels elles pendent
Les poteaux grimaçants qui gesticulent et les étranglent
Le monde s’étire s’allonge et se retire comme un accordéon qu’une main sadique tourmente
Dans les déchirures du ciel, les locomotives en furie
S’enfuient
Et dans les trous,
Les roues vertigineuses les bouches les voix
Et les chiens du malheur qui aboient à nos trousses
Les démons sont déchaînés
Ferrailles
Tout est un faux accord
Le broun-roun-roun des roues
Chocs
Rebondissements
Nous sommes un orage sous le crâne d’un sourd

allez lire la version longue de l’oeuvre de Blaise Cendrars

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